Summary
L’eau est essentielle à la fabrication de la pâte et du papier. Le Fonds d’investissement pour la réduction de la consommation d’eau de Domtar réserve une partie de son budget d’investissement exclusivement à des projets visant à économiser l’eau. Les équipes des usines de Domtar soumettent des projets dans le cadre d’un concours et, depuis 2023, ce programme a permis à l’entreprise d’économiser 2,3 milliards de gallons d’eau par année.
Depuis 2023, des projets menés par les membres du personnel dans dix usines de Domtar ont permis de réduire la consommation d’eau de l’entreprise de plus de 2,3 milliards de gallons par année — soit assez pour remplir 3 480 piscines olympiques. Vingt-quatre projets, conçus et réalisés par les personnes qui connaissent le mieux les usines, aident les usines de papier et d’emballage de Domtar à atteindre l’objectif de l’entreprise en matière d’eau : réduire de 20 % la consommation d’eau d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 2020.
Un fonds avec un seul objectif
Le programme fonctionne comme un concours. Dans le cadre du Fonds d’investissement pour la réduction de la consommation d’eau, Domtar réserve une partie de son budget d’investissement exclusivement à des projets visant à réduire la consommation de cette ressource, et les équipes des usines soumettent des propositions afin d’obtenir une part de ce financement. Une règle inhabituelle s’applique toutefois.
« Les projets n’avaient pas à générer un rendement financier. La priorité était d’économiser l’eau », explique Brian Kozlowski, directeur principal, Environnement et développement durable, de l’unité commerciale Papier et emballage de Domtar. « Cela a donné à notre personnel la possibilité de voir au-delà des résultats financiers — et c’est exactement ce qu’ils ont fait. »
Des idées venues du terrain
Les meilleures idées pour économiser l’eau ne sont pas venues du siège social. Elles sont venues des opérateurs, des ingénieurs et des équipes d’entretien, qui ont repéré des façons d’utiliser l’eau plus efficacement — souvent à des endroits auxquels la plupart des gens ne penseraient jamais.
Certains projets permettent de réutiliser l’eau déjà utilisée. Lorsqu’une nouvelle feuille de papier est fabriquée, l’eau qui s’en écoule (les papetiers l’appellent « eau blanche » parce qu’elle est trouble en raison des fibres de bois qu’elle contient) peut être récupérée et réutilisée plutôt que remplacée par de l’eau fraîche. Il en va de même pour l’eau de refroidissement, qui évacue la chaleur des équipements : au lieu de ne l’utiliser qu’une seule fois avant de l’évacuer, les équipes l’ont redirigée vers des tours de refroidissement, où elle libère sa chaleur avant d’être réutilisée.
D’autres projets permettent de réduire la consommation d’eau à la source. De nombreuses pompes industrielles utilisent en continu un faible débit d’eau (« eau d’étanchéité ») afin de refroidir leurs pièces mobiles et d’assurer leur étanchéité. Un faible débit peut sembler négligeable, mais lorsqu’il fonctionne jour et nuit sur des centaines de pompes, il représente des millions de gallons. Le remplacement des anciennes garnitures de pompe par des garnitures mécaniques modernes permet de réduire ce débit à presque rien. Des régulateurs de débit permettent également de fournir uniquement la quantité d’eau réellement nécessaire. Enfin, la conversion de systèmes de refroidissement en circuit ouvert — où l’eau ne passe qu’une seule fois avant d’être évacuée — en systèmes en circuit fermé qui font recirculer la même eau peut éliminer complètement cette demande.
À elle seule, la première année du concours a donné lieu à dix projets dans sept usines, permettant d’économiser plus d’un milliard de gallons d’eau par année. Depuis, le programme a pris de l’ampleur et compte maintenant 24 projets achevés dans dix usines — et la saine compétition entre les usines que les dirigeants espéraient susciter est bel et bien au rendez-vous. Ce printemps, l’usine de Nekoosa de Domtar, au Wisconsin, a reçu le prix interne de l’entreprise pour la réduction de la consommation d’eau (en anglais seulement) pour une série d’initiatives de conservation qui devraient permettre d’économiser plus de 129 millions de gallons.
Les résultats se reflètent également dans les indicateurs de l’entreprise. Selon la mise à jour du deuxième trimestre de 2026 de la stratégie de développement durable de Domtar, le Fonds d’investissement pour la réduction de la consommation d’eau a maintenant achevé sa troisième année de projets, et la consommation d’eau de l’unité commerciale Papier et emballage avait diminué de 10 % par rapport aux niveaux de 2020 au premier trimestre de 2026 — soit la moitié du chemin vers l’objectif de 2030.
Pourquoi la résilience en matière d’eau est importante
L’eau est essentielle à la fabrication de pâte et de papier, et les usines de Domtar s’efforcent déjà d’utiliser chaque gallon de la façon la plus efficace possible. L’eau est réutilisée autant que possible à l’intérieur des usines, et environ 94 % de l’eau prélevée par une usine est traitée et retournée dans l’environnement. La faible proportion restante se retrouve dans le produit lui-même ou est perdue par évaporation.
Mais une usine n’est pas propriétaire de la rivière dans laquelle elle puise son eau — elle la partage avec d’autres, et les changements climatiques rendent le débit des rivières moins prévisible. Notre usine Plymouth, dans l’est de la Caroline du Nord, en a fait directement l’expérience. L’usine puise son eau douce dans la rivière Roanoke, près de la côte, où le débit même de la rivière empêche l’eau salée de l’Albemarle Sound de remonter en amont. Pendant les sécheresses de 2022 et 2023, le débit de la rivière a suffisamment diminué pour que le front salin — ce que les ingénieurs appellent le « biseau salé » — remonte jusqu’à environ un quart de mille de la prise d’eau de l’usine. L’eau salée ne peut pas être utilisée pour fabriquer de la pâte et du papier, et tous ceux qui, en amont, dépendent de l’eau douce de la rivière sont confrontés au même enjeu. Chaque gallon que l’usine ne prélève pas laisse davantage d’eau douce dans la rivière pour repousser l’eau salée.
Voilà ce que signifie concrètement la résilience en matière d’eau, et c’est pourquoi son renforcement constitue l’un des quatre engagements environnementaux de notre Stratégie de développement durable 2030, aux côtés de l’approvisionnement responsable, de la protection des habitats essentiels et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Une reconnaissance qui revient aux équipes
Le programme a reçu en 2024 le prix Leadership in Sustainability – Water Management de l’American Forest & Paper Association. Cette reconnaissance de l’industrie souligne une initiative née des idées des membres du personnel et d’un fonds dont le seul rendement attendu était l’économie d’eau.
Pour en savoir plus sur nos efforts en matière de gestion de l’eau, consultez notre rapport de développement durable 2025, Faire avancer notre parcours en développement durable.
Nous sommes la fibre de l’avenir.





