Summary
Plusieurs femmes remarquables ont choisi de faire carrière à notre usine Marlboro. nous vous présentons :
• Abby Hayden, quality manager
• Emily Butcher, environmental engineer
• Athena Strickland, technical services manager
• Traclynne Allison, forester
À l’occasion du Mois de l’histoire des femmes, elles parlent de ce qui les a menées chez Domtar et de leurs principales fonctions, et nous racontent une journée typique au travail. Elles nous révèlent aussi un conseil que la femme d’aujourd’hui donnerait à celle d’il y a 10 ans.
L’usine Marlboro de Domtar, située à Bennettsville, en Caroline du Sud, fabrique des rouleaux de papier léger qui est transformé en notre papier thermique Clarion® point of sale (points de vente), destiné à imprimer reçus et étiquettes, notamment. Nous sommes aujourd’hui le seul fournisseur intégré de papier POS sans phénol en Amérique du Nord. Notre usine Marlboro fabrique aussi des papiers légers utilisés pour des produits du quotidien tels que billets de loterie, papier reprographique et papier à bloc-notes.
Plusieurs leadeuses remarquables ont choisi de faire carrière à l’usine Marlboro, dont Abigail (Abby) Hayden, gestionnaire de la qualité; Emily Butcher, ingénieure en environnement; Athena Strickland, gestionnaire des services techniques; et Traclynne Allison, forestière.
Pour souligner le Mois de l’histoire des femmes, nous nous sommes entretenus avec ces quatre leadeuses de Domtar. Lisez le récit de leur expérience et découvrez leur quotidien.
Qu’est-ce qui vous a menée chez Domtar?
Abby (photo supérieure gauche) : J’avais terminé ma première année d’université et j’étais chez mes parents pour l’été. J’ai reçu un appel tout à fait inattendu de Domtar : un stagiaire coop venait de se désister pour l’automne, et on m’offrait de le remplacer. Un orienteur de l’Université d’État de Caroline du Nord m’avait recommandée. J’ai accepté, et cela a changé le cours de ma vie.
Je suis arrivée [à l’usine Marlboro] à l’automne, et j’ai vraiment adoré mon expérience. On m’a sans cesse invitée à revenir, si bien que j’y ai fait trois stages coop. J’ai ensuite été stagiaire coop ailleurs pour m’assurer que je ne choisissais pas Domtar simplement parce que c’était le seul endroit où j’avais travaillé. Il s’est avéré que j’aimais vraiment l’usine Marlboro. Puis, on m’a rencontrée en entrevue pour un poste à temps plein. Tout a donc commencé par un coup de fil surprise, un après-midi d’été.
Emily (photographie supérieure droite) : Des membres de ma famille travaillent dans l’industrie des pâtes et papiers, alors quand je suis entrée en génie à l’Université d’État de Caroline du Nord, j’ai envisagé de suivre le programme science du papier et génie papetier. Après une première année sans spécialisation, j’ai voulu faire un stage pour déterminer si ce domaine me convenait. Je me suis donc inscrite à un stage d’été à l’usine Plymouth. Les procédés m’ont vraiment captivée, et j’ai trouvé les membres du personnel formidables. Ils m’ont beaucoup appris et m’ont aidée à confirmer que j’étais sur la bonne voie.
Athena (photographie inférieure droite) : Je suis ici depuis 36 ans. À mon arrivée, la construction de l’usine n’était même pas encore terminée. J’avais fini mes études depuis environ un an et demi, et je souhaitais revenir dans la grande région de Bennettsville, en Caroline du Sud. À l’époque, Domtar offrait des cours préalables à l’embauche. Je faisais partie de la deuxième cohorte de l’année en formation pour occuper un poste en récupération et services d’utilité industrielle. Très tôt, l’usine m’a orientée vers le travail environnemental. Au début, il n’y avait que le gestionnaire et moi. Puis, le groupe s’est agrandi, et au fil des ans, j’ai gravi les échelons en occupant divers postes aux services techniques. J’ai donc vu l’usine se développer de ses tout débuts pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui.
Traclynne (photographie inférieure gauche) : J’ai attrapé la piqûre « Domtar » vers l’âge de 12 ans. Il y a une usine de production de copeaux à New Hill, en Caroline du Nord, qui approvisionne l’usine Marlboro. Enfant, j’avais comme voisin le forestier de cette usine, pour laquelle le père était le bûcheron. Je voyais un va-et-vient d’équipement sur la route, et je me suis décidée à demander à quoi il servait. Le forestier m’a répondu : « Viens travailler avec moi, un jour, et tu verras! » J’ai donc passé toute une journée en forêt avec lui, à regarder comment se faisait la récolte des arbres et l’acheminement du bois à l’usine. Bien que j’aie envisagé brièvement de devenir enseignante, je savais en définitive que ma place était dehors, en forêt. Maintenant que je travaille en foresterie, rien ne pourrait me faire changer d’idée. C’est très plaisant, et chaque jour est différent.
Quelles sont les principales fonctions de votre travail?
Abby : Je m’occupe de tout ce qui a trait à la qualité : produits, essais, satisfaction de la clientèle et résolution de problèmes. Parfois, je contribue à déterminer la cause d’un problème. C’est un travail d’enquête, presque comme celui d’un détective. Je m’intéresse aussi à la formulation des produits pour m’assurer que nous répondons aux attentes de la clientèle, et je travaille à améliorer les procédés. En fait, j’aide nos clients par tous les moyens nécessaires. Et si vous venez visiter l’usine Marlboro, il se peut que je sois votre guide!
Emily : Je suis ingénieure en environnement spécialisée en qualité de l’air. Je surveille ce qui sort de nos cheminées et je veille à ce que nous respections tous les règlements environnementaux. Nous avons un permis d’émissions atmosphériques délivré par l’État, et mon travail consiste en grande partie à veiller au respect de chaque exigence de ce permis. Je travaille aussi beaucoup dans notre logiciel d’analyse des données de production, Parcview. Sur le terrain, tout est surveillé – températures, pression, niveaux – et l’information est enregistrée dans Parcview. J’ai commencé à utiliser ce logiciel quand j’étais stagiaire coop, puis je me suis retrouvée à être la seule à m’en servir, et j’en suis finalement devenue la personne-ressource. Je contribue aujourd’hui à créer des graphiques et des outils pour que les données puissent être utilisées concrètement.
Athena : Je dirige l’équipe de l’environnement, et notre priorité est que l’usine reste conforme à la réglementation. Il s’agit notamment d’assurer une surveillance et de transmettre des rapports aux organismes d’État. Nous devons veiller à satisfaire à toutes les exigences liées à l’air, à l’eau, aux résidus, à la radioprotection et à plusieurs autres programmes. Une grande partie de notre travail consiste à traduire la réglementation en instructions claires et simples à l’intention des responsables de l’exploitation de l’usine. Mon objectif est toujours de rendre les choses compréhensibles, sans noyer qui que ce soit dans les détails. Nous réalisons également des essais sur les procédés et en faisons le suivi, avec l’appui de notre laboratoire environnemental.
Traclynne : Comme forestière, je considère la qualité des copeaux comme ma priorité numéro un, car elle a une incidence considérable sur le bon fonctionnement des machines à papier. Je passe donc beaucoup de temps à l’usine de copeaux à réaliser des audits de sécurité, à parcourir la cour, à écouter le bruit que fait l’équipement et à en vérifier l’état. Dans notre industrie, les relations « à l’ancienne » ont toujours cours : une poignée de main et une conversation en personne comptent pour beaucoup. Les bûcherons ne veulent pas recevoir de courriels, mais nous voir sur le terrain. Des relations solides et respectueuses avec eux sont tout aussi importantes que la qualité des copeaux. Nous veillons à ce que les bûcherons suivent les pratiques exemplaires afin de satisfaire aux exigences de certification effectuée par des tiers. Cela fait partie de notre engagement à l’égard d’un approvisionnement responsable en fibre. J’accorde aussi beaucoup d’importance à l’apprentissage. Malgré mes quelque sept ans à ce poste, j’apprends toujours quelque chose de nouveau.
À quoi ressemble le quotidien d’une leadeuse?
Abby : Je ne suis pas matinale, mais comme je dois faire une heure de route pour me rendre au travail, je me lève vers 5 h pour que ma fille de deux ans et moi-même puissions quitter la maison vers 6 h 15. Certains jours, tout se passe bien, d’autres, moins, selon son humeur (et la mienne). En arrivant au travail, je passe en revue le déroulement de la journée précédente. Nous avons des réunions avec les équipes d’exploitation et de maintenance pour faire le point sur le fonctionnement des machines. Je rencontre ensuite mon équipe, soit les deux personnes qui m’aident à tout gérer, pour discuter des priorités, des problèmes et de tout ce qui nécessite notre attention ce jour-là.
Le reste de la journée peut varier. Il m’arrive de régler des problèmes d’équipement de laboratoire ou de participer à des réunions avec des clients. Nous rencontrons aussi régulièrement du personnel d’autres usines de Domtar afin d’échanger sur des questions interfonctionnelles et d’apprendre les uns des autres. Après le travail, je vais soit retrouver mon entraîneur personnel, soit chercher ma fille à la garderie. À la maison, je joue avec elle pendant que mon mari prépare le souper, puis je fais la vaisselle. Nous prenons toujours le souper en famille. Ensuite, c’est l’heure du bain et du dodo pour elle, puis un moment de détente pour nous. Je me couche tôt, vers 21 h.
Emily : Mon fils me réveille presque tous les jours. Il a eu un an en janvier, et ma fille vient tout juste d’avoir trois ans. Préparer les deux enfants pour la garderie et me préparer moi-même pour le travail est plutôt exigeant. Une fois arrivée à l’usine, je commence ma journée par une réunion avec notre groupe des services techniques, composé des ingénieurs en environnement et de l’équipe du laboratoire. Comme l’environnement touche toutes les parties de l’usine, nous devons vraiment tout examiner. En ce moment, une grande partie de mon travail porte sur les préparatifs en vue de notre nouveau permis d’émissions atmosphériques et l’établissement des moyens de nous y conformer, en collaboration avec les autres services. C’est aussi la période des rapports, alors je m’occupe du calcul et de la déclaration de toutes les émissions de l’usine. Ensuite, la journée suit un rythme assez normal : dîner avec les collègues, puis finalisation des projets en cours. Après le travail, je retrouve le joyeux chaos de la vie avec de jeunes enfants. Il m’importe de passer du temps avec eux et mon mari, tout en veillant à la routine du soir. Quand j’ai le temps, j’aime coudre pour me détendre. Je travaille neuf heures du lundi au jeudi, puis une demi-journée le vendredi. Cet après‑midi-là est précieux, c’est mon petit moment à moi.
Athena : Mes enfants sont grands aujourd’hui, alors les matins sont plus calmes. Je me lève généralement vers 5 h 30. En premier lieu, je regarde mes courriels pour savoir ce qui s’est passé pendant la nuit ou si on a besoin de quelque chose. Ensuite, je me prépare et je bois un café si j’ai le temps, sinon j’attends d’être au travail. Pendant le trajet en voiture d’une quarantaine de minutes, j’écoute presque toujours des livres audio. À mon arrivée à l’usine, nous commençons par une réunion. L’équipe a préparé les données environnementales : mesures clés, mises à jour opérationnelles et tout ce qui requiert notre attention. Nous discutons de la situation dans chaque secteur – air, eau, résidus – et passons en revue les questions de sécurité. Notre objectif n’est pas de surveiller le personnel du quart, mais de repérer tout problème environnemental qui n’aurait pas été cerné comme tel, et qui requiert un suivi. Je dîne sur place et je termine d’ordinaire ma journée vers 17 h. Sur le chemin, je m’arrête pour rendre visite à mon père, qui habite près de chez moi et que je vais voir chaque jour. Ensuite, je rentre à la maison. C’est une longue, mais une bonne journée!
Traclynne : J’ai énormément d’énergie, alors je vais m’entraîner dès le réveil. Même au gym, je reçois des appels de bûcherons, d’entrepreneurs et de camionneurs. Cela ne me dérange pas, car je préfère qu’ils me posent des questions plutôt que de prendre une décision susceptible de causer des problèmes ultérieurement. Une fois au travail, je fais le tour de l’usine de copeaux pour m’assurer que tout est normal sur le plan visuel et auditif. J’écoute le bruit des machines, je m’assure que tout le monde porte son équipement de protection individuelle et je contrôle la qualité du premier lot de copeaux sorti de la déchiqueteuse. Ensuite, je me rends au bureau. Beaucoup de gens ont besoin de moi le matin, ce qui m’occupe habituellement jusqu’à l’heure du dîner, après quoi je passe le reste de la journée en forêt. Je rencontre des bûcherons, j’inspecte des parcelles et j’en arpente les limites, et je passe en revue les pratiques exemplaires. Il peut m’arriver de parcourir de 64 à 97 km, selon l’emplacement des équipes. De nombreuses parcelles appartiennent à des familles, ici, et les membres des équipes prennent toujours le temps de parler avec elles. Ils sont profondément attachés à leur travail, et ils considèrent leurs relations essentielles. Je suis maintenant propriétaire foncière, puisque mon mari et moi avons acheté 12 hectares. Je préférais un terrain à une grosse bague de fiançailles! Nous construisons une maison sur notre terrain. Vers 17 h, je suis d’habitude sur le chemin du retour. Le soir, je passe beaucoup de temps à la caserne. Je suis pompière volontaire, et mon conjoint est sous-chef. C’est un deuxième emploi à part entière, mais je l’adore.
En qualité de leadeuse accomplie, quel conseil donneriez-vous à la femme que vous étiez il y a 10 ans?
Abby : « Laisse-toi porter par le courant. » J’étais anxieuse en me demandant si je faisais le bon choix ou si j’accomplissais quelque chose qui comptait. Je me dirais : « Sois en paix avec tes décisions. Tu n’as pas besoin de faire un choix parfait; fais simplement le meilleur choix possible en ce moment ». En première année d’université – quand on mange des nouilles ramen et qu’on est sans le sou –, on ne voit pas les choses de la même façon que quand on a une carrière stable. C’est difficile de planifier à long terme à cet âge.
Emily : Il y a 10 ans, j’étais à l’université et je faisais un stage coop ici, en récupération et services d’utilité industrielle. J’ai trouvé l’expérience fort enrichissante; j’ai voulu devenir ingénieure des procédés et travailler au sein de ce service pour toujours. Après mes études, ce fut d’ailleurs mon premier emploi, et j’ai adoré. Je me dirais que j’ai le droit de changer mes plans. Je n’aurais jamais imaginé travailler en environnement, or, ce fut mon meilleur choix de carrière. J’ai un horaire stable et je m’occupe encore de résoudre les problèmes. Ce n’est pas le parcours auquel je m’attendais, mais il m’a très bien réussi. Je me conseillerais donc d’être ouverte au changement.
Athena : Il y a 10 ans, mon fils avait 13 ans et ma fille, 20 ans. J’avais une vie occupée, mais pas très différente de celle d’aujourd’hui. J’occupais un poste de gestion dans le même service, mais je relevais de quelqu’un d’autre. Le conseil que je me donnerais – et j’adresserais le même à mes enfants –, c’est de ne pas m’inquiéter autant pour l’avenir. Le fait de grandir stressait beaucoup mon fils, surtout, et j’aurais aimé pouvoir lui dire de ne pas s’en faire avec cela. Les choses finissent toujours par s’arranger.
Traclynne : J’aurais ri de moi! Quand j’ai obtenu mon diplôme, je savais que je voulais travailler dans l’industrie, mais il est rare de pouvoir être embauchée directement en approvisionnement. On doit d’ordinaire acquérir d’abord plusieurs années d’expérience. Quand un forestier chevronné a pris sa retraite et laissé un poste vacant, j’ai demandé à postuler. Les responsables de l’usine ont reçu plusieurs personnes en entrevue, puis ont finalement décidé d’étudier la candidature de diplômés. Parmi le comité d’entrevue se trouvaient les membres de l’équipe à laquelle j’allais me joindre. Je ne réalisais pas à l’époque toute la valeur d’une équipe solide – un gestionnaire qui nous fait confiance, des collègues qui nous soutiennent et des gens qui collaborent véritablement. Un bon poste, c’est important, mais moins que les gens avec qui on travaille au quotidien. J’ai la chance d’avoir une équipe formidable que je ne changerais pour rien au monde.





