Impression sur papier non couché
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Le bon papier |
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Pour obtenir les meilleurs résultats possible en imprimant sur du papier non couché, soyez sûr de choisir le bon papier pour votre projet. Songez à toutes les fonctions que doit remplir votre papier. Par exemple, avez-vous besoin de reproduire une couleur très importante ? Dans ce cas, vous pourriez opter pour un papier blanc et brillant offrant une bonne prise d’encre. Vous croyez que les gens pourraient vouloir archiver votre projet ? Si oui, vous devriez trouver un papier sans acide qui ne jaunira pas et ne se fragilisera pas avec le temps. La pièce sera-t-elle vernie ou laminée après l’impression ? Alors, la chimie du papier et de l’encre devrait être compatible avec le processus off-line choisi afin que le vernis ou le laminage adhère de manière appropriée. Accordez une attention particulière à des facteurs comme l’apprêt, la couleur, la brillance, l’opacité et la prise d’encre.
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Engraissement du point |
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Le problème le plus commun lorsqu’il s’agit de reproduire des images pleine couleur sur du papier non couché est l’engraissement du point, c’est-à-dire le grossissement d’un point imprimé lorsqu’il est transféré de la plaque au blanchet puis sur le papier. Selon la nature du papier que vous choisissez, le point peut devenir de 5 à 30 % plus gros. L’une des façons de compenser pour l’engraissement du point consiste à retramer légèrement le film afin que les points y soient plus petits. Une fois sous presse, les points retrouvent alors leur grosseur normale. Faire des ajustements pour contrer l’engraissement du point lors de la séparation des couleurs peut permettre d’augmenter les contrastes, de mettre en valeur les zones claires et de réduire les zones d’ombre ternes. Si vous optez pour cette technique, vous devez toutefois faire attention de ne pas retramer la typographie, car vous pourriez vous retrouver avec des caractères brisés. Soyez sûr que la personne qui s’occupe de la prépresse et votre imprimeur travaillent en étroite collaboration pour ajuster la presse. N’oubliez pas de leur fournir des échantillons des papiers que vous souhaitez utiliser.
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Linéature |
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Pensez à réduire la linéature des zones en demi-ton, en deux tons ou en quadrichromie. Plus la surface du papier est poreuse, plus une linéature peu élevée améliorera le résultat final. En général, choisissez des demi-tons avec une trame de 133 lignes ou moins et évitez les teintes de 5 % ou moins. Vous pourriez toutefois, dans une situation où les conditions sont contrôlées, reproduire des trames ayant jusqu’à 200 lignes par pouce et imprimer des teintes encore plus précises sur du papier non couché lissé.
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Élimination des sous-couleurs |
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Pour les pièces en quadrichromie, pensez à éliminer les sous-couleurs et à remplacer la gamme des gris afin de minimiser la densité globale de l’encre. En remplaçant les trois autres couleurs de la quadrichromie par de l’encre noire dans les zones d’ombre, vous pouvez en effet remédier aux problèmes causés par un engraissement du point excessif ou une trop grande densité de l’encre.
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Couche d'assise |
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Si vous voulez la texture chaleureuse des papiers non couchés, mais que vous avez besoin d’améliorer la prise d’encre pour certaines zones ou images, considérez la possibilité d’appliquer une couche d’assise sur la surface d’impression avant d’imprimer le design final. La couche d’assise peut être appliquée sur une presse offset sous forme de vernis aqueux (en utilisant une plaque spéciale), sur une presse pour sérigraphie avec de l’encre blanche opaque ou de l’encre UV, ou avant de passer sous presse par le biais d’une pellicule blanche estampée à chaud. Ces techniques sont particulièrement efficaces avec les encres métalliques, fluorescentes ou améliorées. Faites très attention au registre lors du second passage.
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Plaques sans mouillage |
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Les plaques sans mouillage peuvent imprimer des détails extrêmement précis sans obstruer les papiers non couchés parce qu’elles n’impliquent pas l’utilisation d’une solution de mouillage. De plus, les encres sans mouillage tiennent très bien sur la surface du papier, ce qui permet de maintenir la saturation des couleurs plus facilement. Toutefois, il faut habituellement utiliser de l’encre à température contrôlée lorsque l’on imprime sans mouillage ou en offset à sec.
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Tirant de l'encre |
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Travaillez sur le tirant de l’encre en collaboration avec votre fournisseur d’encre. Étant donné que les papiers non couchés ont tendance à pelucher davantage, l’encre devrait être la moins poisseuse possible tout en permettant une bonne prise. Si vous devez absolument utiliser des encres très poisseuses, songez à ralentir la presse afin de minimiser le peluchage. Souvenez-vous toutefois que moins l’encre est poisseuse, plus l’engraissement du point risque d’être important.
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Encres améliorées |
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Pensez à augmenter la densité de la couleur de l’encre. En mélangeant vos couleurs d’accompagnement avec une quantité relativement élevée de pigment ou en optant pour des encres normalisées améliorées, vous pouvez utiliser moins d’encre et obtenir de meilleurs résultats. Toutefois, un film d’encre plus mince est généralement plus poisseux.
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Papiers de couleur et papiers texturés |
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Vous pouvez ajouter de la couleur à votre projet ou créer un effet unique en utilisant des papiers de couleur ou des papiers texturés. Étant donné que la plupart des encres offset sont transparentes ou translucides, elles absorbent certaines couleurs de la lumière et en laissent passer d’autres. Les couleurs que l’on voit varient selon les parties du spectre chromatique qui sont absorbées par l’encre et le papier ainsi que celles qui sont reflétées. Les différents papiers de couleur absorbent différentes parties du spectre, influençant ainsi la couleur de l’encre. Vous aurez peut-être à faire quelques expériences avec des teintes d’encre légèrement différentes afin d’obtenir l’effet désiré. Assurez-vous de faire un test d’étalement d’encre avant de procéder à l’impression. Soyez sûr que la couleur ainsi obtenue est bien celle que votre client souhaite avoir. Intégrer des papiers texturés à votre design peut également créer des effets dynamiques à peu de frais.
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Techniques spéciales |
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Pensez à utiliser des techniques d’impression alternatives comme la flexographie ou la sérigraphie. Ces deux méthodes impliquent l’utilisation d’encres opaques qui peuvent réaliser une saturation de la couleur plus élevée que les presses offset. Elles ont toutefois certaines limites. Plusieurs presses de flexographie ne peuvent pas imprimer des pièces à haute résolution, même s’il en existe certaines sur le marché qui peuvent maintenir une linéature de 150. La sérigraphie peut être un excellent choix pour les petits tirages, mais assurez-vous de travailler en étroite collaboration avec votre fournisseur afin d’obtenir les meilleurs résultats possible.



