Sélectionner le bon papier

S’il y a plusieurs chemins qui mènent à Rome, il y a également de nombreuses façons de choisir du papier.

Parmi celles-ci, on retrouve entre autres les méthodes « je m’en lave les mains »,  « optons pour le papier le plus cher que nous pouvons nous permettre d’acheter » et « allons-y avec les trois mêmes papiers que nous utilisons toujours ».

Pour mettre en valeur votre concept et communiquer votre message le mieux possible tout en respectant votre budget, choisissez plutôt l’approche « je veux le meilleur papier pour ce projet ». Et c’est plus facile que vous ne pourriez le croire.

Voici 10 étapes faciles pour trouver le meilleur papier pour votre projet :

10 étapes faciles

 

Étape 1: Pensez au papier dès le début du projet

Dès les premières étapes de la conception de votre projet, parlez du papier que vous souhaitez utiliser avec votre fournisseur de papier.

Utiliser le format de la feuille à son plein potentiel et avoir le moins de perte possible sont deux points importants à considérer lorsqu’il s’agit de choisir le meilleur papier. Soyez ouvert à toutes les possibilités. Parfois, de légers changements, comme réduire la pièce de 1/16”, peut vous permettre d’économiser beaucoup d’argent et réduire radicalement le gaspillage.

Penser au papier dès le début de votre projet vous permettra d’effectuer facilement ces petits ajustements et d’être prêt dans le cas où vous auriez à respecter une date de livraison particulière.

Étape 2: Personnalité

Songez à la durée de vie et à la personnalité de la pièce finale. Est-ce qu’il s’agit d’un rapport annuel qui sera consulté abondamment durant les mois à venir ou d’une pièce de publipostage dotée d’une durée de vie de quelques jours ?

Si la pièce traite de l’environnement, optez pour un papier d’une brillance moins élevée et présentant possiblement des fibres ou des mouchetures apparentes. Si vous essayez de ramasser des fonds pour un organisme sans but lucratif, choisissez une feuille de qualité moyenne afin que l’organisme n’ait pas l’air d’avoir déjà amplement d’argent. La personnalité de votre pièce ainsi que sa durée de vie, sa texture, son couchage et sa couleur déterminent le prix et la qualité du papier que vous considérez.

Étape 3: Apprêt

La technologie de prépresse moderne a ouvert la voie à une grande variété de papiers pour l’impression pleine couleur. Oui, les papiers couchés sont des valeurs sûres et il arrive souvent qu’ils soient le choix parfait pour le but et la personnalité d’un projet.

Mais parfois, utiliser un papier non couché lissé ou texturé peut vous permettre d’améliorer l’impression générale laissée par le message que vous voulez transmettre.

Les grandes entreprises ont découvert cette option pour créer une image plus douce et plus accessible. De plus, avec les encres spéciales et les avancées technologiques dans le domaine de la prépresse et de l’impression (c.-.à-d. stochastique), il n’y a aucune raison pour que vos images en couleurs ne soient pas brillantes sur du papier non couché.

Étape 4: Couleur et brillance

Feuilletez quelques carnets d’échantillons Domtar et vous serez étonné de voir la grande variété de blancs qui y est offerte. Bleu-blanc, blanc doux, blanc naturel… demandez-le et nous l’avons !

Les bleu-blanc donnent l’impression que le papier est plus brillant qu’il ne l’est en réalité et procurent aux couleurs imprimées un contraste très marqué, ce qui les fait davantage ressortir.

Les bleu-blanc ne conviennent toutefois pas à tous les projets. Cette couleur de base peut facilement faire paraître les tons de chair gris et, à la longue, fatigue l’œil. Les blancs doux ou naturels sont faits pour les tons de chair.

Les papiers de couleur sont une bonne « deuxième couleur » lorsque votre budget ne vous permet d’imprimer qu’une seule couleur. Soyez conscient que le fond coloré influencera aussi l’effet de l’encre que vous imprimerez par-dessus. Les encres offset n’étant pas opaques, une encre bleue sur une feuille ocre a souvent une teinte verdâtre.

Étape 5: Qualité

Environ 80 % de tous les projets imprimés en Amérique du Nord le sont sur du papier blanc et, dans la plupart des cas, sur du papier blanc couché. Jetons donc un coup d’œil rapide au système qui permet de classer le papier en fonction de sa qualité.

Il y a de cela plus de 18 ans, la American Forest & Paper Association a entrepris de vous faciliter la vie en classant les papiers blancs couchés par degré de qualité. À cette époque, le seul critère utilisé était la brillance, le papier classé numéro 1 possédant la brillance la plus élevée.

Mais à mesure que la technologie et la capacité à augmenter la brillance du papier ont évolué, la méthode de classification du papier utilisée par les usines a également changé.

Aujourd’hui, un papier doit avoir plus qu’une brillance élevée pour faire sa marque en tant que papier numéro 1. Il doit en effet aussi posséder une grande opacité, une excellente formation ainsi qu’un bon rendement sur presse.

Comment savoir quel degré de qualité est le bon pour vous ? Procurez-vous quelques échantillons imprimés de votre premier choix de papier auprès de votre imprimeur ou de votre marchand, puis comparez-les avec des échantillons de papier de qualité inférieur et supérieur. Voyez-vous une différence ?

Étape 6: Poids

Pour vous donner quelques repères, les papiers écriture sont généralement utilisés pour le papier à en-tête, les papiers texte pour l’intérieur des brochures et les papiers couverture pour les couvertures de livres, les chemises, les cartes de souhait et les cartes postales.

Nous savons tous que ces repères ne sont que des suggestions puisque la tendance ces jours-ci en design est de choisir des papiers plus lourds pour les projets. Actuellement, vous pouvez trouver des brochures entièrement imprimées sur du papier couverture léger afin de compenser pour un nombre de page réduit.

La question du poids est très importante lorsqu’il s’agit de pièces envoyées par la poste ou livrées. Optez toujours pour la légèreté lorsque vous créez des pièces destinées au publipostage et n’oubliez pas que l’encre imprimée rajoute aussi un peu de poids.

Avec l’augmentation du poids vient également l’augmentation de l’opacité et de l’épaisseur du papier. Généralement, plus le papier est lourd, plus l’opacité et l’épaisseur sont importantes. Cela devient problématique lorsque l’on imprime sur les deux côtés d’un papier pour des fins de publipostage puisqu’il faut respecter les exigences de la poste.

Dans le cas de pièces destinées au publipostage, assurez-vous que le papier choisi respecte les normes de 7 et 9 pt du United States Postal Services (USPS) exigées pour les envois aux États-Unis et le minimum de 0,18 mm d’épaisseur pour les envois faits aux Canada. Cela signifie que le papier soit fabriqué en fonction de l’épaisseur (en point) ou garanti par l’usine comme respectant les exigences du service postal (dans la liste d’inventaire du papier).

Étape 7: Durabilité

La durabilité, c’est plus que simplement opter pour un papier recyclé.
Mais commençons par définir quelques mots clés afin de vous aider dans votre choix de papier.

Recyclé : Peu importe à qui vous parlez, il y aura toujours de fausses idées au sujet des papiers recyclés. Vous entendez des commentaires comme : « Ils posent problème une fois sur presse », « Tous les papiers recyclés sont de mauvaise qualité »  ou « Il n’existe pas beaucoup de papiers recyclés ».

Mais aujourd’hui, les papiers recyclés sont très différents de ceux que les imprimeurs ont peut-être connus il y a 15 ans. De nos jours, les papiers recyclés se comportent aussi bien sur presse que n’importe quel papier vierge et sont même plus faciles à gaufrer parce que les fibres recyclées sont plus douces. Et côté variété, il existe maintenant des centaines de papiers recyclés sur le marché.

Fibres recyclées préconsommation : Ces fibres ne sont jamais passées entre les mains de l’utilisateur final (vous et moi) et sont souvent le résultat de surplus ou d’erreurs de production survenus dans les usines.

Fibres recyclées postconsommation : C’est le papier que vous et moi recyclons avec tant de soin chaque semaine et auquel vous devriez faire attention.

Papier vierge : Ce papier ne contient aucune fibre recyclée.

Au-delà du recyclage : La pression exercée sur les grandes entreprises s’est faite de plus en plus forte pour que celles-ci fassent des choix clairs et durables en matière de papier. La conscientisation grandissante du public à propos de la conservation des forêts a mené les consommateurs à exiger que leurs achats de produits forestiers sauvegardent les ressources naturelles pour les générations futures.

Acheter des papiers recyclés est un geste honorable, mais est-ce suffisant ? Une étude effectuée par Metafore, un organisme indépendant sans but lucratif, montre que sans l’ajout de « fibres fraîches » dans le processus de fabrication du papier, les consommateurs de papier en Amérique du Nord se retrouveraient sans papier dans un mois.

Nous avons donc besoin de fibres vierges, mais des fibres vierges provenant de forêts gérées de manière responsable. En réponses à ces demandes, les programmes de certification administrés par des tierces parties indépendantes ont gagné beaucoup de respect pour le travail qu’ils accomplissent.

Le plus prestigieux programme de certification est celui du Forest Stewardship Council (FSC). Bénéficiant du soutien de 85 % des groupes environnementaux de premier plan, le FSC établit des normes pour la gestion forestière comme pour la chaîne de responsabilité (le chemin emprunté par les matériaux bruts de la forêt jusqu’au consommateur). L’étiquette FSC apposée sur n’importe quel produit de papier vous assure que celui-ci provient d’une forêt gérée de manière responsable.

La Sustainable Forestery Initiative évalue une usine en fonction de ses efforts sur le plan de la gestion forestière. Les principes de la SFI combinent la croissance et la coupe des arbres avec la protection de la faune, de la flore, du sol et de la qualité de l’eau.

Il existe plusieurs façons d’encourager le développement durable. Un papier composé de fibres vierges certifiées FSC à 100 % peut être aussi bénéfique pour notre environnement et notre avenir qu’un papier recyclé certifié.

Étape 8: Types d’impression

Si votre budget vous permet d’opter pour des processus d’impression spécialisés comme le gaufrage, la dorure ou la typographie, assurez-vous que votre papier convient à ces techniques. En plus de la qualité du papier, jetez un coup d’œil aux échantillons imprimés afin d’avoir une bonne idée de ce dont votre concept aura l’air sur un papier précis.

Pour ce qui est de  l’impression numérique, et je ne parle pas ici de votre imprimante de bureau, faites attention de ne pas mélanger papiers offset et numériques à moins que ce soit demandé par le fabricant de la presse. Les deux sont conçues pour des types d’impression différents, soit l’impression avec encre humide pour la presse offset et l’impression avec toner chaud et sec pour la presse numérique.

Utiliser le bon papier pour chaque type d’impression, que ce soit numérique, offset ou spécialisé, élimine une foule de problèmes durant la production de la pièce imprimée, ce qui tombe bien puisque nous n’avons justement pas de temps pour les problèmes.

Étape 9: Utilisation finale et distribution

Lorsque vous concevez du matériel d’identité visuelle pour une entreprise, souvenez-vous que 99,9 % du papier à en-tête sera utilisé sur des imprimantes laser ou à jet d’encre. Vérifiez donc la compatibilité du papier avec l’équipement laser ou la garantie de l’usine lorsque vous choisissez un papier.

Si vous songez à utiliser un papier qui ne présente aucune garantie de ce genre, assurez-vous d’obtenir quelques échantillons afin de les tester sur votre imprimante laser. Mieux vaut prévenir que guérir.

Nous avons déjà parlé des éléments à surveiller lorsqu’il s’agit de poster une pièce imprimée. Même si l’envoi par la poste n’est pas planifié, prévoyez d’avance. Si la pièce est donnée en mains propres et que le destinataire est susceptible de vouloir écrire des notes dessus, assurez-vous de prendre cela en considération lorsque vous choisirez l’apprêt.

Pour des pièces éducatives ou de référence avec une longue durée de vie, optez pour un papier qui offre solidité et durabilité.

Étape 10: Disponibilité

La plupart des papiers sont facilement disponibles chez votre imprimeur ou votre marchand dans un délai de un à cinq jours ouvrables.

Si le papier que vous avez choisi se trouve en dehors de la province ou de l’état, ou s’il s’agit d’un papier spécialisé qui doit être envoyé directement de l’usine, il n’y a pas de problème. Lorsque vous choisissez votre papier dès le début du projet, vous êtes bien préparé et cela vous évite des maux de tête.

Il arrivera parfois que vous tombiez sur l’expression « item en usine ». Cela peut faire référence à des papiers faits sur commande, mais c'est aussi fréquemment utilisé lorsqu’un marchand n’a pas un papier particulier en inventaire et qu’il doit le commander directement à l’usine.

 

Il faut le voir et le toucher pour le croire.

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