La foire aux questions

37 - Q : Les oiseaux résidant dans les régions affectées par le verglas ont-ils pu se déplacer ailleurs vers des régions plus clémentes?
R : Cela dépend encore de quelles espèces on parle. Les espèces d'oiseaux aquatiques telles que les canards regroupés dans les endroits d'eau libre sur le fleuve Saint-Laurent semblent, à priori, avoir été peu affectées, quoique l'on mentionne dans la littérature scientifique des cas où, pour des verglas inférieurs à celui-ci, ils avaient la tête chargée d'une mailloche de glace, de sorte qu'ils arrivaient difficilement à maintenir une posture normale.

Il y a, par ailleurs, des espèces de passereaux dites « nomades ». Beaucoup de gens qui entretiennent des mangeoires à oiseaux connaissent bien ce phénomène : des oiseaux, en petites ou larges bandes, viennent sans crier gare envahir les postes d'alimentation. Ces bandes d'oiseaux aux comportements nomades errent en quête de nourriture à travers de grands territoires pouvant déborder les frontières du Québec. Ces oiseaux ont donc l'opportunité de quitter des lieux inhospitaliers tout en demeurant sous nos latitudes.

Il y a, par contre, d'autres espèces de passereaux qui demeurent sous nos latitudes en hiver et qui s'astreignent en quelque sorte à un certain domaine vital qu'ils explorent et dépendent pour survivre. Ces oiseaux n'ont probablement pas pu fuir la très grande région affectée par le verglas. Comment ces populations d'oiseaux s'en sont-elles tirées ? Il est, pour l'instant, impossible d'avancer quoi que ce soit. C'est ce que nous espérons découvrir grâce à un projet d'étude en voie d'être réalisé.

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